La licorne a toujours incarné la force, la pureté des formes, la féminité et l'amour. Il est dit qu'elle ne se laissait approcher que lorsqu'elle s'était réfugier dans le giron d'une vierge.
Ce cheval de légende, au corps blanc et au front surmonté d'une corne unique était connu dans le monde entier.
En Chine, la licorne fait partie des 4 créatures mythiques, avec le dragon, le phénix et la tortue. Selon une légende, une licorne serait apparue à une jeune femme au VIe siècle avant J.C. pour lui faire comprendre pas signes qu'elle mettrait au monde "un roi -sans trône".Cette prophétie fut ensuite rapportée par le philosophe Confucius.
De l'antiquité jusqu'au XIXe siècle, les humains ont cru à l'existence de la licorne et, dans l'Occident chrétien, le livre Physiologos, qui décrivait les caractéristiques de la faune et de la flore, contribua à propager ce mythe. Pendant des siècle, celui-ci fut pas remis en cause, jusqu'à ce que le baron Georges de Cuvier, paléontologue, prouve en 1827 que l'anatomie du cheval rendait impossible la présence d'une corne entre les deux os du front.
Cependant, cette longue corne pointue et phallique, aux vertus thérapeutiques voire aphrodisiaques éveillait la curiosité des humains. Si cet animal n'avait pas de corne,à qui empruntait-on celle que l'on pouvait réduire en poudre, ou dans laquelle il était possible de sculpter des amulettes, des bagues ou de petits gobelets, et qui était censée nous protéger de tous les poisons? La réponse est à le fois prosaïque et attristante. Il s'agissait de la défense gauche d'un narval mâle. En Europe, ces paisibles mammifères marins qui hantent les mers arctiques sont restés longtemps inconnus. De ce fait, lorsque les marins ramenaient des dents, longues de trois mètre parfois, de leurs périples la croyance à l'existence des licornes s'en trouvait ravivée. Le narval, dont la population est aujourd'hui estimée à 20 000 individus, est parfois surnommé baleine-licorne.